PRÉSENTATION SCO-1919 Site et Forum et Du SCO Angers 

« Nous célébrons donc depuis mars, nos 20 ans d’existence! »

Présentez-vous ! Etes-vous présent sur plusieurs réseaux sociaux? Depuis quand existez-vous ? 

Bonjour. SCO1919 débute par le biais d’une passion croisée du développement informatique et du SCO. Son créateur, Frank, créé un site web sur le thème du club phare du Maine-et-Loire au cours de l’an 2000. Le site se développe, s’enrichit de nombreuses rubriques et déploie son propre forum de discussions  qui va vite s’imposer comme le lieu principal d’échanges et de confrontation d’idées entre les supporters du SCO. Par ailleurs un application complète (sous version Android) sur l’actualité du SCO est développée et un compte Twitter créé.

L’équipe se compose d’une équipe de modération complète avec deux administrateurs et environ 5 modérateurs. De nombreux contributeurs et animateurs de SCO1919 nous accompagnent pour mener de nombreuses actions et animer le forum. 

Nous célébrons donc depuis mars, nos 20 ans d’existence !

Comment essayez-vous de vous différencier ? 

Je dirais qu’en fait, on n’essaie pas. Dans le paysage des réseaux sociaux angevins, nous étions ce qu’on peut appeler des précurseurs, des pionniers. Pendant longtemps, le seul site internet de référence, celui du club étant très largement inemployés (cela a changé avec la montée en ligue 1). Depuis c‘est vrai que de nombreux sites d’informations autour du SCO sont apparus, certains talentueux, mais nous ne sommes pas dans la concurrence mais plutôt l’émulation entre ces différents vecteurs d’informations qui ont chacun leur identité et leur personnalité. Les relations que nous entretenons avec chacun d’entre eux sont excellentes. Je pense que pour chaque public, il y a un site correspondant. Nous ne sommes pas sur FB ni Instagram, ce créneau est pris par ailleurs, par contre pour échanger de façon plus importante, dans un contexte organisé et administré avec rigueur, le forum reste un lieu privilégié.

Quels sont les projets du SCO dans les prochaines années ? 

Les dirigeants ont toujours dit que l’objectif, après la montée en Ligue 1, était bien sûr le maintien et de s’engager dans un cycle de lutte de 5 ans avant de pouvoir envisager un changement de dimension et peut-être avoir des objectifs revus à la hausse. On y arrive donc. Mais le contexte local est tellement particulier avec la plainte portée à l’encontre du Président pour agression sexuelle par des salariées ou ex-salariées du club, la nomination d’un Président délégué que l’on ne connaît pas  et le licenciement brutal de l’icône du club, le Manager Général Olivier Pickeu. Autant dire qu’on se retrouve dans le brouillard complet.

Dans les projets structurants en cours on peut citer la reconstruction de la tribune Saint-Léonard, qui viendra donner au stade Raymond-Kopa un vrai coup de jeune et de modernité. Mais on n’en est qu’au tout début des travaux…

Le club est en zone de très fortes turbulences éclairez nous un peu sur le sujet, et quel est votre avis ? Comment le SCO va sortir de cette crise ?

Je viens d’en parler dans le point précédent. Mise en examen du Président pour agressions sexuelles aggravées, qui prépare sa défense et organise sa prise de recul avec la nomination d’un Président-délégué. 1er coup de semonce dans le microcosme angevin plutôt tranquille et loué pour son image familiale et humaine.

Et deuxième coup de tonnerre avec le licenciement “pour fautes graves et répétées” (selon les seuls éléments donnés en justificatifs par le club) d’Olivier Pickeu, Manager Général depuis 14 ans (ce qui ont fait le dirigeants avec la plus longue longévité au club). Personnage central et majeur de la renaissance du SCO dans les années 2000, et de sa remontée, de son maintien parmi l’élite. Personnage charmeur qui sait mettre son monde dans sa proche, en passant des élus, aux chefs d’entreprises partenaires jusqu’au groupes de supporters. On ne va pas se cacher, Olivier était apprécié d’à peu près tout le monde et son image étroitement liée à la réussite du SCO depuis sa reprise en main avec le président de l’époque, le sulfureux Willy Bernard. C’est un pilier qui s’effondre et, comme dans toute construction, la perte d’un mur porteur entraîne des inquiétudes quant à la pérennité de tout l’édifice. Sand compter qu’Olivier était aussi très apprécié du vestiaire, du staff, et qu’il était l’homme fort du secteur sportif angevin. Beaucoup de questions se posent donc à l’heure où se jouent l’avenir d’un certain nombre de joueur (renouvellement, transfert, recherchent de talent) dans un contexte agité peu propice à rassurer les joueurs, les agents, les partenaires.

SCO Angers en Ligue 1 

« On est respecté pour le travail accompli et la régularité des résultats avec ces moyens limités »

Présentez-nous un peu votre club, l’histoire et les joueurs emblématique du club.

Le SCO fête son centenaire à l’occasion de cette saison 2019/2020. Forcément il a une longue histoire même si elle ne fait pas partie des plus glorieuses du football français. Un titre de champion de France en 1943, certes Championnat de France amateur de la zone nord), deux titres de champion de Ligue 2, 2 fois finalistes de la Coupe de France et 5 fois demi-finaliste, une fois finaliste de la Coupe d’été (en 1992, ancêtre de la Coupe de la Ligue) mais pas de trophée pour nous. Mais de belles périodes en ligue 1 notamment dans les années 50/70 où le SCO terminera une fois 3ième et 3 fois quatrième. Il jouera même le 1er tour de la coupe de l’UEFA en 1973, éliminé prématurément par le Dynamo Berlin. Au début des années 80 et après une nouvelle redescente en Division 2, le SCO connaîtra une longue traversée du Désert que seules les quelques années de la fin des années 80 à l’année de la remontée (1993) ont égayé. Le SCO oscilla entre National et Ligue 2 ensuite avant la reprise en main en 2006 du Duo Bernard/Pickeu puis Chabane qui amena le club où en est aujourd’hui.

Parmi les joueurs emblématiques on peut citer Raymond Kopa évidemment, mais aussi Lucien Radigois, Fred Aston, Georges Meuris Stéphane Bruey, Jean Deloffre, Jean-Pierre Dogliani, Michel Margottin, Jean-Marc Guillou, Marc Berdoll, Pierre Bourdel, René  Gallina, Patrice Lecornu, Patrice Sauvaget, Stéphane Moulin, Albert Falette, Jean-Pascal Beaufreton, Claude Arribas, Christophe Lagrange, Laurent Viaud, Jean-Marie Aubry, Cédric Daury, Ulrich Ramé, Karim Djellabi, Olivier Auriac, Paul Allo’o Effoulou, Fabrice Do Marcolino, Arnaud Lucas, Thierry Cygan, Vincent Manceau, Thomas Ma,gani, Charles Diers, Karl Toko Ekambi, Pierrick Capelle, Romain Thomas, Ismaël Traoré, Cheikh Ndoye, Ludovic Butelle (…)

Ressentez-vous depuis quelques saisons de la sympathie de la part des supporters adverses ? et pour quelles raisons selon vous ? 

De la sympathie, je ne suis pas sûr. Pas vraiment en fait. Le jeu du SCO à tort ou à raison est souvent qualifié d’ennuyeux et de frileux et c’est désormais ancré dans l’esprit des gens parce que un ou deux journalistes ont décrété cela. Alors c’est vrai qu’on a pu faire des matchs peu enthousiasmant, mais comme toute les équipes. Ce qu’il faut voir aussi c’est que ,c’est sans doute plus difficile de faire du football champagne avec l’un des plus petits budgets de la Ligue 1 à chaque début de saison. Par contre je pense que l’on est respecté pour le travail accompli et la régularité des résultats avec ces moyens limités.

Le SCO est actuellement 10ème avec 39 points, le club est donc maintenu, quelles sont les attentes pour cette fin de saison, si fin de saison il y a ? 

Finir la saison tout court déjà. Et bien sûr viser cette première partie de tableau qui récompenserait l’une des plus belles saisons depuis la remontée, en tout cas celle la plus aboutie sur le plan du jeu et du collectif.

Quel style de jeu Stephan Moulin veut donner à son équipe ? 

Pragmatique, solidaire, appliqué. Et garder l’équilibre. La base d’une bonne attaque, c’est d’abord d’être bien en place pour défendre Et ensuite, sans se déséquilibrer, pouvoir apporter des courses, des mouvements, de l’intensité poussant à la faute l’adversaire. Mais Stéphane Moulin sait adapter avec intelligence le jeu de son équipe aux formes du moment et au dynamiques. Cette année, il y a eu plus d’ambition dans le jeu, mais le coach a su aussi recentré sur le fondamental quand les résultats se sont montrés moins positifs, sans pour autant s’affoler.

Quels apports attendez-vous pour la saison prochaine, à quel poste ? 

Vu le contexte actuel, c’est le flou le plus total. Seule certitude, c’est le départ préjudiciable mais logique de Baptiste Santamaria. Il faudra être capable de remplacer cet élément essentiel de l’entrejeu angevin.

Donnez-nous les 3 entraîneurs qui auront le plus marqué au club 

Georges Meuris (entraîneur joueur en 1943 pour l’année du titre de champion de France amateur), Hervé Gautier (entraîneur de 1987/1994 avec une montée en 1993) et Stéphane Moulin (entraîneur depuis 2011, montée en 2015).

Le FC Metz 

« La base est solide mais que les ingrédients pour se maintenir en Ligue 1 manque, y compris le facteur chance »

A quoi penses-tu tout de suite quand on te parle du FC Metz ?

Robert Pirès et le titre de de Champion de France qui s’échappe au goal-average pour le RC Lens en 1998. Quelle saison ! Ces deux équipes pratiquaient vraiment un très beau football.

As-tu une explication sur le fait que le FC Metz est trop fort pour la Ligue 2 bien souvent et trop faible pour la Ligue 1 ?

Beaucoup d’équipe ont connu cette « entre deux eaux ». je me rappelle du Rennes des années 80 qui avaient la même trajectoire. Le Havre, Nancy aussi il y a quelques années. Sans doute cela prouve que la base est solide mais que les ingrédients pour se maintenir en Ligue 1 manque, y compris le facteur chance… Reste à basculer au final du bon côté.

As-tu suivi la saison de Metz ? Quel joueur t’a le plus marqué à Metz ? 

Honnêtement je n’ai pas trop suivi la saison de Metz. Le joueur marquant ‘jeu de mot’ est bien sûr Diallo, impressionnant d’efficacité. J’ai un œil aussi maintenant sur Vincent Pajot arrivé en prêt à l’intersaison et qui semble s’être très bien acclimaté en Lorraine.

Habib Diallo a bluffer son monde cette année, comment expliquer ses performances cette année ?

L’effet nouveauté, et sans doute une capacité physique au-dessus de la moyenne, il arrive décomplexé et souvent les résultats positifs entrainement aussi les bonnes performances. Le plus dur sera pour lui de confirmer.

Certains pensent que les joueurs qui viennent de génération Foot, notre club partenaire au sénégal, environ deux- trois joueurs par saison, prennent la place de jeunes du centre de formation, qu’en penses-tu ?

Deux jeunes sur un effectif global d’un centre de formation ce n’est pas tant que cela. Combien de nouvelles recrues tous les ans dans tous les centres de formation ? Si à ce niveau-là ils craignent la concurrence, cela pose déjà un peu question, surtout si les joueurs qui arrivent de cette structure africaine ont un niveau qui justifie leur arrivée.

Et vous que pensez-vous de votre structure de formation ?

Beaucoup de chemins parcourus depuis la réouverture du centre formation. De plus en plus, des joueurs issus du centre pointent leur nez aux entraînements des pros puis peuvent prétendre à postuler à une place dans le groupe. L’exemple le récent et le plus marquant est celui du jeune Aït-Nouri qui s’est installé progressivement, dès 17 ans dans le groupe et qui, occupait une place de titulaire en première partie de saison (avant de subir une grosse blessure à la mâchoire). C’est bien sûr l’objectif de tout club de sortir de leur centre de formation des futurs pros à intégrer au groupe de l’équipe fanion.

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